Jean-Yves Altitude
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Cela faisait déjà six mois que le grand tremblement de terre de la région de Tohoku avait ravagé le Japon. On déplorait 15,000 morts, et des milliers d’autres manquaient encore à l’appel. La reconstruction, qui prendrait des années, ne faisait que commencer. Sur la côte, des communauté entière furent effacées, remplacées par débris et boue infecte sur une terre saturée qui plus jamais ne pourra supporter d’édifices.
À dix milles kilomètres d’Ishinomaki, plus personne ne parle de la catastrophe. Les journaux ont depuis longtemps porté leur attention ailleurs et même la centrale radioactive, sujet favori des médias, ne figure plus sur leurs pages. Il ne reste plus rien à dire, on est passé à autre chose.
Mais au pays du soleil levant, les Japonais, eux, n’ont pas oublié leurs prochains. Chaque semaine, des centaines d’autobus remplis de bénévoles quittent Tokyo pour la zone sinistrée. Les volontaires sont des gens ordinaires
Japon, voyage et bénévolat: la suite
Ah le printemps! Le plus beau temps de l’année. Les bourgeons sortent, les oiseaux se mettent à chanter, et bien sur la minijupe fait son apparition longuement attendue. Pendant que la nature s’éveille de son sommeil hivernal nous ressortons nous aussi de notre hibernation collective. Voilà des mois que l’on passe nos jours à l’intérieur évitant le froid et la neige. On court de chez soi au métro et du métro au boulot et on s'en tient uniquement qu’aux activités qui se pratiquent à l’intérieur. Aujourd’hui, alors que la nature enlève son manteau blanc et révèle sa surface ravagée par l’hiver, nous nous dévêtons nous aussi et nous constatons notre corps bouffi par l’atrophie de l’hiver.
Course à pied et remise en forme par ici

Cela faisait déjà six mois que le grand tremblement de terre de la région de Tohoku avait ravagé le Japon. On déplorait 15,000 morts, et des milliers d’autres manquaient encore à l’appel. La reconstruction, qui prendrait des années, ne faisait que commencer. Sur la côte, des communauté entière furent effacées, remplacées par débris et boue infecte sur une terre saturée qui plus jamais ne pourra supporter d’édifices.
À dix milles kilomètres d’Ishinomaki, plus personne ne parle de la catastrophe. Les journaux ont depuis longtemps porté leur attention ailleurs et même la centrale radioactive, sujet favori des médias, ne figure plus sur leurs pages. Il ne reste plus rien à dire, on est passé à autre chose.
Mais au pays du soleil levant, les Japonais, eux, n’ont pas oublié leurs prochains. Chaque semaine, des centaines d’autobus remplis de bénévoles quittent Tokyo pour la zone sinistrée. Les volontaires sont des gens ordinaires
Japon, voyage et bénévolat: la suite
J'ai testé les bottes The North Face Jannu II GTX sur une piste dans les Adirondacks (Mont Marcy) et j'ai été content de leur performance en général. Cliquez le lien pour voir ce que j'en ai pensé, plus en détails.
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Le pire c'est que je ne voulais même pas ces souliers. Je voulais les The North Face Single-track, mais par accident, j'ai commandé les The North Face Alkaline GTX XCR. Je voulais les Singletrack parce qu'ils sont légers et se rangent facilement dans un sac à dos. C'est selon ces critères que j'évaluerai les Alkaline GTX XCR. Ainsi, mon erreur sera à votre avantage puisque je ne pourrai qu'être impartial!
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L’hiver achève et on aura bientôt plus de neige et de glace pour jouer dehors. Au moins peut-on se réjouir de la crue imminente qui ouvrira la saison des sports aquatiques! En attendant, c’est le moment idéal pour recueillir l’expérience qu’on a acquis cet hiver, en but d’en faire usage l’année prochaine.
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Il y a 800 ans, autour d’un feu de camps nomade, les lieutenants de Genghis Khan se penchèrent sur la question de quel est le meilleur des plaisirs que la terre offre aux hommes. Après un long débat, ils se mirent d’accord sur la fauconnerie (à l’exception de Genghis Khan lui-même qui préférait le massacre de ses ennemis). Des siècles, plus tard, l’aristocratie médiévale s’adonnait à ce sport qu’elle jugeait des plus noble. Aujourd’hui, cet art qui jadis inspirait nomades féroces et princes charmants est plus accessible que jamais, et il est pratiqué par des amateurs de partout au monde. Mais qu’est ce que c’est au juste?
En lire plus sur la fauconnerie au Québec
C’est une scène typique de sports d’équipe. L’équipe hôte est devancée d’un seul point. Il reste trente secondes au chrono. Un attaquant fonce derrière la défense et s’apprête à tirer mais avant qu’il ne relâche la balle, il se fait plaquer et chavire….
Chavire???
Le kayak polo est un sport émergent unique qui combine des éléments de lacrosse, du polo, du kayak d’eau vive et de la joute dans un sport d’équipe palpitant qui se joue en kayak.
Connu aussi sous le nom de canoe polo, le concept de ce sport simple : deux équipes de cinq joueurs, dont un gardien, s’affronte sur un petit plan d’eau (souvent en piscine) à bord de bateaux de kayak polo, qui ressemblent un peu à des kayaks d’eau vive mais qui sont conçus uniquement pour le kayak polo. Les affrontements sont intenses et durent 20 minutes durant lesquelles chaque équipe se bat pour établir une dominance stratégique et physique.
Ce qui est le plus remarquable de ce sport c’est qu’il s’agit d’un sport « contact ».
En apprendre plus sur le kayak polo
Je dois admettre que je ne savais pas à quoi m'attendre en sortant du canot à Chisasibi. J'ai été agréablement surpris de me retrouver dans une belle petite ville, propre et prospère. Les 2000 habitants Cris de Chisasibi forment une ville beaucoup plus grande que Radisson. Les employés d’Hydro-Québec qui habitent à Radisson font 120 km de chemin de terre pour y acheter des fournitures à la quincaillerie locale. Cette petite ville ne resemble aucunement à la réserve que j'ai vu près de Montréal. Ici, il n'y a que de belles maisons (pas préfabriquées, comme à Radisson) et les rues sont propres.
J’ai appris très vite que ce n'est pas un village ordinaire. J'ai découvert qu’ici, la vie est complètement différente de celle que l’on trouve dans les villages urbanisés les plus proches de Montréal. J’ai été surpris d’apprendre que 98% des gens communiquent en cris. Certains ne parlent qu’un peu d'anglais (la principale langue seconde).
Tout est écrit dans le langage des Cris incluant les panneaux de signalisation et les noms des magasins. Evidemment ce n'est pas pour les rares touristes qui, parfois, font le long voyage dans le Nord.
Devant chaque maison ce trouvait un camion assez neuf, un VTT et une motoneige. En arrière, se trouvait un grand tipi faisant deux étages de haut. Les tipis m’ont surpris le plus. Je croyais qu'ils étaient purement symboliques, construits pour leur valeur culturelle. Pas du tout ! Ils sont très utiles.
En lire plus sur les aventures avec les Cris de Chisasibi
Heureusement, ma tente, la nourriture et mes vêtements de rechange sont restés secs dans mon Seal-Line Pro robuste. Même mes pieds submergés sont restés secs grâce à mes vielles et fidèles bottes en Gore-Tex... pendant environ 5 minutes ...
C’est au tout début de notre voyage, lorsqu’il faisait 10 degrés, qu’en sortant du canot pour le vider, l’imperméabilité de mes vieilles bottes a finalement décidé de céder. Sur les deux bottes. Aussitôt trempés. Le Gore-tex, bien sûr, est resté intact et imperméable, mais l'eau glacée a pénétré dans les fisssures de mes semelles. Ceci a marqué la fin de pieds secs pour le restant du voyage. J’ai pris la résolution de ne jamais repartir en excursion sans scellant pour les chaussures.

Taiga: Même sur la rive, où la forêt est plus épaisse, les arbres ne sont pas larges et ils sont assez épars que vous pouvez facilement portager un canot.
Vers deux heures, nous avons fait face à une pluie froide et un vent frontal sévère (la rivière coule vers l'Ouest). Les deux sont restés avec nous pour le restant du voyage. La température a chuté et n'a plus jamais dépassé 12 degrés. Dans l'ensemble, les conditions étaient assez malheureuses, mais je ne m’attendais pas à Virginia Beach (qui serait plus proche).
En lire plus de Là où la route prend fin – 3e partie 2/2 : La rivière
La rivière La Grande est à la hauteur de son nom. Il s'agit d'une gigantesque rivière à débit rapide faisant un demi-km de largeur. Elle n’a pas l’air plus petite que le fleuve St-Laurent. Pourtant, techniquement, elle n'est pas trop exigeante. Avant de partir, je me suis assuré d'appeler Hydro-Québec pour savoir comment je pouvait naviguer la rivière de façon légale. En amont du barrage LG2 se trouve une mer artificielle d'eau douce qui s’allonge à perte de vue, appelée “le réservoir Robert Bourasssa” (voir photo du barrage). J'ai pensé canoter la partie entre le LG2 et la Baie-James. Ensuite, je voulais trouver une manière de faire du portage dans les environs du LG1. Le bureau d’informations d’Hydro-Québec m’a appris qu’on pouvait accéder à l’eau derrière le portail de sécurité si un habitant Cri nous déposait, car ce sont eux qui ont les droits d'accès. J'ai donc engagé un homme de Chisasibi pour nous emmener jusque là, et ensuite rammener la voiture à Chisasibi. Ceci éliminerait le besoin de faire appel à un avion de brousse puisqu’un nouveau chemin de terre rejoint Chisasibi à Radisson en passant par la route de la Baie James.
En lire plus de Là où la route prend fin – 3e partie 1/2 : La rivière
Le Grand mur de Chine impressionne toujours les touristes avec sa réputation comme étant la seule structure humaine visible de l’espace. Et pourtant c’est un accomplissement qui à été égalé par de simples rongeurs.
Perdu dans les recoins du parc national reculé de Wood Buffalo, au nord de l’Alberta, on a découvert un barrage de castor mesurant quelque 850m de long ! Un record présumé. À cette longueur, qui dépasse les 484m du titanesque barrage LG2 de l’aménagement Robert Bourassa (voir aussi : Là où la route prend fin – 2e partie : La route), on pourrait apparemment l’observer de l’espace (ce qui n’a pu être confirmé, nos appels à la Station spatiale internationale n’ayant pas été immédiatement répondus).
Cette géante entreprise zoologique fut découverte en 2007 par des scientifiques faisant de la recherche avec Google Earth mais ce n’est que récemment qu’elle a attiré l’attention de la presse internationale. Et avec quel succès ! D’Istanbul à Karachi les manchettes vantent le chef d’œuvre industriel de ces petits mammifères nordiques.
Et pourtant, il semblerait que personne n’ait jamais pu observer le barrage en personne.
En plus sur le plus grand barrage de castor au monde
J'ai pris l’autoroute 15 Nord, à partir de Montréal. J’ai dépassé les pentes de ski où elle devient la 117 et j’ai continué en direction nord-ouest vers le Parc de La Vérendrye. La dernière ville franchie avant les 200 km de nature virginale s’appelle Grand-Remous. C’est une ville quasi-déserte depuis la fermeture de la scierie locale. Ayant déjà été aussi loin dans le Nord que Senneterre pour faire du canot, je me sentais encore dans des terres connues. Tout à changé après le parc.
Je suis arrivé à Val d'Or au coucher du soleil et j'ai remarqué que pendant quelque temps, j'avais conduit en direction Ouest, et non pas en direction Nord. J'ai donc acheté une carte pour voir ce qui se passait. Vous pensez peut-être que j'aurais dû en acheter une avant de partir, mais bon, je savais déjà comment trouver la 15.
En réalité, après Val d’Or, la 117 se penche vers l’Ouest et donc l'Ontario. Si je voulais continuer en direction Nord, je devais prendre une route de campagne beaucoup plus petite appelée la 111N (à l'instant, la 117 n'était plus q’une rue à double sens). Celle-ci m’a emmené jusqu’à Amos, où une fois de plus, j’ai dû prendre une route alterne pour éviter d'aller vers l’Ouest. J’ai fait 200 km de conduite la nuit avant d'arriver à Matagami, l’ancien bout du monde avant que la Route de la Baie James soit construite.
La route déserte me semblait étrangement froide et sombre. J’étais heureux d'avoir un bidon de gaz, juste au cas-où. À mon retour, j’ai fait le même chemin, mais pendant la journée. C’est ainsi que j’ai constaté que ce segment de la route abrite les dernières communautés agricoles du Nord. Elles sont minuscules et clairsemées, mais de toute beauté. Les fermes atteingnent les limites des terres arables.
J’ai dormi dans un motel négligé à Matagami, une petite ville née des industries minières et forestières. Là bas, j'ai trouvé le début de la dernière portion du réseau routier du Québec, la Route de la Baie James.
Pour en lire plus de Là où la route prend fin – 2e partie : La route
Avez-vous déjà pris le temps de regarder la carte du Québec ? Vraiment la regarder ? Que sont tous ces petits villages situés loin dans le Nord et représentés par des petits points minuscules ? Qui vit là-bas? À quoi ça ressemble ? Et qu’est-ce qui ce trouve parmi les vastes bandes vides qui séparent tous ces petits points ?
Jusqu’où peut-on conduire ? À quoi ressemble le monde nordique qui existe là où la route prend fin ?
Justement, ça fait depuis longtemps que je me posais ces questions. Avec Google Earth comme guide, je restais fixé sur les coins Nord de la province. C’est devenu une obsession. Alors, en août dernier, quand je me suis retrouvé avec un peu de temps libre, j'ai décidé de prendre des vacances. Impulsivement, j’ai pris la décision de trouver l'extrémité nord du réseau routier du Québec.

Est-ce que vous vous être déjà posé la question de ce qu'il se trouvait dans l'espace vide ?
Pour lire plus de là où la route prend fin