Jean-Yves Altitude
Vivant une vie calme et professionnelle cinq jours par semaine, il me faut le rush du plein air pour retrouver un équilibre interne. C’est donc par nécessité que je me lance à l’aventure à chaque opportunité.
C’était lors de mon premier voyage en canot camping que j’ai forgé mon amour du plein air… Enfin, c’est ce que je crois, je ne m’en souviens pas bien, puisque je n’avais que quatre mois! Un peut plus âgé, je passe aujourd’hui mon temps libre à essayer tous les sports de plein air disponibles au Québec, et je partage mes expérience avec vous dans mes articles. J’aime décrire des expériences qui sont accessibles à tous et je tente toujours de comprendre assez de détails pour permettre au lecteur de répliquer mes aventures.
J’écris pour Altitude grâce à ma passion pour l’équipement. J’ai découvert petit à petit que l’équipement et les vêtements dont on se sert peuvent avoir un effet important sur le plaisir que l’on éprouve dans le plein air, et mes découvertes à cet égard sont un thème secondaire de mes articles.
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Thème: Nouveautés / Par Jean-Yves Altitude / Tags: Activités aquatiques, Canoe-polo, Kayak-polo
C’est une scène typique de sports d’équipe. L’équipe hôte est devancée d’un seul point. Il reste trente secondes au chrono. Un attaquant fonce derrière la défense et s’apprête à tirer mais avant qu’il ne relâche la balle, il se fait plaquer et chavire….
Chavire???
Le kayak polo est un sport émergent unique qui combine des éléments de lacrosse, du polo, du kayak d’eau vive et de la joute dans un sport d’équipe palpitant qui se joue en kayak.

Ça, c'est du kayak polo
Connu aussi sous le nom de canoe polo, le concept de ce sport simple : deux équipes de cinq joueurs, dont un gardien, s’affronte sur un petit plan d’eau (souvent en piscine) à bord de bateaux de kayak polo, qui ressemblent un peu à des kayaks d’eau vive mais qui sont conçus uniquement pour le kayak polo. Les affrontements sont intenses et durent 20 minutes durant lesquelles chaque équipe se bat pour établir une dominance stratégique et physique.
Sport avec contact

Contacte-moi ce soir
Ce qui est le plus remarquable de ce sport c’est qu’il s’agit d’un sport « contact ». En apprendre plus sur le kayak polo
Thème: Voyage / Par Jean-Yves Altitude / Tags: Chisasibi, Là où la route prend fin, québec
Je dois admettre que je ne savais pas à quoi m'attendre en sortant du canot à Chisasibi. J'ai été agréablement surpris de me retrouver dans une belle petite ville, propre et prospère. Les 2000 habitants Cris de Chisasibi forment une ville beaucoup plus grande que Radisson. Les employés d’Hydro-Québec qui habitent à Radisson font 120 km de chemin de terre pour y acheter des fournitures à la quincaillerie locale. Cette petite ville ne resemble aucunement à la réserve que j'ai vu près de Montréal. Ici, il n'y a que de belles maisons (pas préfabriquées, comme à Radisson) et les rues sont propres.
J’ai appris très vite que ce n'est pas un village ordinaire. J'ai découvert qu’ici, la vie est complètement différente de celle que l’on trouve dans les villages urbanisés les plus proches de Montréal. J’ai été surpris d’apprendre que 98% des gens communiquent en cris. Certains ne parlent qu’un peu d'anglais (la principale langue seconde).
Tout est écrit dans le langage des Cris incluant les panneaux de signalisation et les noms des magasins. Evidemment ce n'est pas pour les rares touristes qui, parfois, font le long voyage dans le Nord.

Devant chaque maison ce trouvait un camion assez neuf, un VTT et une motoneige. En arrière, se trouvait un grand tipi faisant deux étages de haut. Les tipis m’ont surpris le plus. Je croyais qu'ils étaient purement symboliques, construits pour leur valeur culturelle. Pas du tout ! Ils sont très utiles. En lire plus sur les aventures avec les Cris de Chisasibi
Thème: Voyage / Par Jean-Yves Altitude / Tags: Là où la route prend fin, québec
Heureusement, ma tente, la nourriture et mes vêtements de rechange sont restés secs dans mon Seal-Line Pro robuste. Même mes pieds submergés sont restés secs grâce à mes vielles et fidèles bottes en Gore-Tex... pendant environ 5 minutes ...
C’est au tout début de notre voyage, lorsqu’il faisait 10 degrés, qu’en sortant du canot pour le vider, l’imperméabilité de mes vieilles bottes a finalement décidé de céder. Sur les deux bottes. Aussitôt trempés. Le Gore-tex, bien sûr, est resté intact et imperméable, mais l'eau glacée a pénétré dans les fisssures de mes semelles. Ceci a marqué la fin de pieds secs pour le restant du voyage. J’ai pris la résolution de ne jamais repartir en excursion sans scellant pour les chaussures.

Taiga: Même sur la rive, où la forêt est plus épaisse, les arbres ne sont pas larges et ils sont assez épars que vous pouvez facilement portager un canot.
Vers deux heures, nous avons fait face à une pluie froide et un vent frontal sévère (la rivière coule vers l'Ouest). Les deux sont restés avec nous pour le restant du voyage. La température a chuté et n'a plus jamais dépassé 12 degrés. Dans l'ensemble, les conditions étaient assez malheureuses, mais je ne m’attendais pas à Virginia Beach (qui serait plus proche). En lire plus de Là où la route prend fin – 3e partie 2/2 : La rivière
Thème: Voyage / Par Jean-Yves Altitude / Tags: Là où la route prend fin, québec
La rivière La Grande est à la hauteur de son nom. Il s'agit d'une gigantesque rivière à débit rapide faisant un demi-km de largeur. Elle n’a pas l’air plus petite que le fleuve St-Laurent. Pourtant, techniquement, elle n'est pas trop exigeante. Avant de partir, je me suis assuré d'appeler Hydro-Québec pour savoir comment je pouvait naviguer la rivière de façon légale. En amont du barrage LG2 se trouve une mer artificielle d'eau douce qui s’allonge à perte de vue, appelée “le réservoir Robert Bourasssa” (voir photo du barrage). J'ai pensé canoter la partie entre le LG2 et la Baie-James. Ensuite, je voulais trouver une manière de faire du portage dans les environs du LG1. Le bureau d’informations d’Hydro-Québec m’a appris qu’on pouvait accéder à l’eau derrière le portail de sécurité si un habitant Cri nous déposait, car ce sont eux qui ont les droits d'accès. J'ai donc engagé un homme de Chisasibi pour nous emmener jusque là, et ensuite rammener la voiture à Chisasibi. Ceci éliminerait le besoin de faire appel à un avion de brousse puisqu’un nouveau chemin de terre rejoint Chisasibi à Radisson en passant par la route de la Baie James.
En lire plus de Là où la route prend fin – 3e partie 1/2 : La rivière
Thème: Nouveautés / Par Jean-Yves Altitude / Tags: Alberta, Castors
Le Grand mur de Chine impressionne toujours les touristes avec sa réputation comme étant la seule structure humaine visible de l’espace. Et pourtant c’est un accomplissement qui à été égalé par de simples rongeurs.
Perdu dans les recoins du parc national reculé de Wood Buffalo, au nord de l’Alberta, on a découvert un barrage de castor mesurant quelque 850m de long ! Un record présumé. À cette longueur, qui dépasse les 484m du titanesque barrage LG2 de l’aménagement Robert Bourassa (voir aussi : Là où la route prend fin – 2e partie : La route), on pourrait apparemment l’observer de l’espace (ce qui n’a pu être confirmé, nos appels à la Station spatiale internationale n’ayant pas été immédiatement répondus).
Cette géante entreprise zoologique fut découverte en 2007 par des scientifiques faisant de la recherche avec Google Earth mais ce n’est que récemment qu’elle a attiré l’attention de la presse internationale. Et avec quel succès ! D’Istanbul à Karachi les manchettes vantent le chef d’œuvre industriel de ces petits mammifères nordiques.

Dans la contrée des castors
Et pourtant, il semblerait que personne n’ait jamais pu observer le barrage en personne. En plus sur le plus grand barrage de castor au monde
Thème: Voyage / Par Jean-Yves Altitude / Tags: Là où la route prend fin
J'ai pris l’autoroute 15 Nord, à partir de Montréal. J’ai dépassé les pentes de ski où elle devient la 117 et j’ai continué en direction nord-ouest vers le Parc de La Vérendrye. La dernière ville franchie avant les 200 km de nature virginale s’appelle Grand-Remous. C’est une ville quasi-déserte depuis la fermeture de la scierie locale. Ayant déjà été aussi loin dans le Nord que Senneterre pour faire du canot, je me sentais encore dans des terres connues. Tout à changé après le parc.
Je suis arrivé à Val d'Or au coucher du soleil et j'ai remarqué que pendant quelque temps, j'avais conduit en direction Ouest, et non pas en direction Nord. J'ai donc acheté une carte pour voir ce qui se passait. Vous pensez peut-être que j'aurais dû en acheter une avant de partir, mais bon, je savais déjà comment trouver la 15.
En réalité, après Val d’Or, la 117 se penche vers l’Ouest et donc l'Ontario. Si je voulais continuer en direction Nord, je devais prendre une route de campagne beaucoup plus petite appelée la 111N (à l'instant, la 117 n'était plus q’une rue à double sens). Celle-ci m’a emmené jusqu’à Amos, où une fois de plus, j’ai dû prendre une route alterne pour éviter d'aller vers l’Ouest. J’ai fait 200 km de conduite la nuit avant d'arriver à Matagami, l’ancien bout du monde avant que la Route de la Baie James soit construite.
La route déserte me semblait étrangement froide et sombre. J’étais heureux d'avoir un bidon de gaz, juste au cas-où. À mon retour, j’ai fait le même chemin, mais pendant la journée. C’est ainsi que j’ai constaté que ce segment de la route abrite les dernières communautés agricoles du Nord. Elles sont minuscules et clairsemées, mais de toute beauté. Les fermes atteingnent les limites des terres arables.

L'heure de pointe sur la Route de la Baie James. Remarquez les dommages causé par un feu de forêt
J’ai dormi dans un motel négligé à Matagami, une petite ville née des industries minières et forestières. Là bas, j'ai trouvé le début de la dernière portion du réseau routier du Québec, la Route de la Baie James. Pour en lire plus de Là où la route prend fin – 2e partie : La route
Thème: Événements / Par Jean-Yves Altitude / Tags: Là où la route prend fin, québec, Road trip
Avez-vous déjà pris le temps de regarder la carte du Québec ? Vraiment la regarder ? Que sont tous ces petits villages situés loin dans le Nord et représentés par des petits points minuscules ? Qui vit là-bas? À quoi ça ressemble ? Et qu’est-ce qui ce trouve parmi les vastes bandes vides qui séparent tous ces petits points ?
Jusqu’où peut-on conduire ? À quoi ressemble le monde nordique qui existe là où la route prend fin ?
Justement, ça fait depuis longtemps que je me posais ces questions. Avec Google Earth comme guide, je restais fixé sur les coins Nord de la province. C’est devenu une obsession. Alors, en août dernier, quand je me suis retrouvé avec un peu de temps libre, j'ai décidé de prendre des vacances. Impulsivement, j’ai pris la décision de trouver l'extrémité nord du réseau routier du Québec.

Est-ce que vous vous être déjà posé la question de ce qu'il se trouvait dans l'espace vide ?
Pour lire plus de là où la route prend fin