Dans un pays comme le nôtre, ou l’hiver est une saison incontournable, certains d’entre nous développent l’art de patiner dès le plus jeune âge. Je ne me rappelle plus de la première fois où j’ai enfilé des patins, car j’étais alors à peine âgé de 4 ans. Ce que je me rappelle tout de même bien, c’est la transition entre les «patins de filles» aux «patins de gars». J’avais 7 ans lorsque mes parents organisèrent une équipe de ringuette dans notre village. J’ai donc quitté les petites robes de paillettes colorées pour une paire de gants qui puent en compagnie de ma sœur cette année là.
Nous étions toutes en rang prêtes à entrer sur la patinoire pour la première fois avec des patins de hockey. Lorsque j’arrivai pour piquer du devant, (déformation d’utilisation de patins blanc) je me retrouvai en pleine face en 2 secondes. Je me rappellerai toujours le regard et les rires qui fusèrent alors car j’étais la première dans la file...
Lorsque l’on grandit dans une famille de hockeyeurs, la question ne se pose même pas. Patiner est une action aussi banale que d’apprendre à marcher et devient rapidement de seconde nature. C’est pourquoi certains classiques de l’hiver au sein d’un clan de sportifs se transforment en traditions. Le Canal Rideau se trouve en tête de liste de la saison blanche. En lire plus sur On patine sur le Canal Rideau
Becks, une amie anglaise rencontrée lors d’une saison de snowboard en Nouvelle-Zélande et une compatriote irremplaçable de voyage, me texte ces quelques mots un soir d’automne :
"We are recruiting for a ski trip to St. Anton Austria, last week of January. Are you in?"
Pour un instant, la raison au signe faible de mon dollar canadien prend le dessus sur les émotions vives que l’image de la poudreuse peut égayer en moi. Je texte alors plus lentement que mon ombre la lettre N… suivie de celle qui me fait serrer les dents O… et puis merde, on n’a qu’une vie à vivre! J’efface le N repoussant et fais suivre le O positif du U plein d’artifices et du I jouissif. 27 janvier, me voilà étendue sur trois sièges libres d’Air Canada, la nouvelle classe économie 3 pour 1, bien partie pour la médaille de la plaisance.
La montagne nous fait sentir petits
Innsbruck est mon premier arrêt puisque que mes amis anglais n’arrivent que dans deux jours à St. Anton. Deux jours de paix. Pourquoi ne pas profiter de ce calme pour essayer de voler au-dessus des Alpes pour mieux comprendre où je me trouve sur la carte? 95 euros plus tard, je survole Schlick 2000, et c’est confirmé, je me trouve dans une région magnifique.
La saison était déjà commencée depuis plus d’un mois et demi avant que je n’aie la chance de m’élancer sur les pistes à la recherche de cette sensation enivrante de liberté. Que ce soit en snowboard, en ski ou en télémark, tous ces moyens ne sont que de prétextes pour sortir prendre l’air entre amis, sur les sentiers enneigés des nombreux centres de ski du Québec.
En solo sur les pistes
Coup de cœur personnel ? Nous avons tous nos montagnes préférées. Mais si je vous parlais simplement du Massif de la Petite Rivière Saint François ? C’est mon coup de cœur personnel bien sûr, mais semble-t-il qu’il soit également un coup de cœur assez commun. Il ne suffit que de se retrouver sur l’une de ses 48 pentes ou sous-bois pour en comprendre le sens. Avec sa vue magnifique, il devient presque impossible de regarder ou l’on va tellement notre regard est absorbé vers l’horizon éblouissant du Fleuve St-Laurent. En lire plus sur Escapade en snowboard au Massif
Chics Chocs. Lac aux américains. Refuge Roselin. 28 décembre. 8h.
Lors de notre premier réveil au cœur des Chic Chocs, bien emmitouflé dans nos sacs de couchage respectifs bien sûr, nous pûmes enfin contempler les merveilles du paradis hivernal qui nous entouraient… Ce fut donc suite à ces quelques heures de sommeil bien mérité et d’un bon petit déjeuner copieux que le programme fut soigneusement élaboré afin de nous permettre de passer une semaine mémorable. Notre plan fut plutôt simple à suivre : Carpe Diem; au jour le jour. Comme nous avions réservé 3 nuits au même refuge, cela laissa amplement le temps d’aller explorer les environs suivant l’humeur imprévisible de Dame Nature.
Aujourd’hui, c’est le début de l’hiver. C’est drôle parce que j’ai toujours l’impression qu’il y a un certain conflit dans nos saisons. L’hiver commence lorsque les journées sont les plus courtes et à partir de maintenant, chaque jour sera un peu plus long et ce, jusqu’au 21 juin. Mais bien qu’on aura plus de soleil, il reste tout l’hiver et toute son intensité!
Mais peu importe notre définition de cette saison, au Québec ou du moins à Montréal, on peut s’entendre que ça fait deux semaines que l’hiver a commencé. Et justement, il y a deux fins de semaines, Magalie et moi en avons profité pour se taper une petite rando, le niveau de neige n’étant pas encore assez haut pour nécessiter des raquettes.
Une moustache est nécessaire afin de réellement savourer un paysage
Les premières neiges de l’hiver tapissent les trottoirs de la grande ville. Les enfants courent et se lancent des balles de neige. Cette première journée et ce premier contact avec la saison hivernale provoquera une expérience partagée et éveillera des émotions différentes pour chacun d’entre nous. Les amoureux de la saison blanche se réjouiront allégrement alors que plusieurs autres planifieront déjà leur semaine annuelle de vacances dans le sud…
Mais cet hiver, pourquoi ne pas prévoir des vacances au Québec, dans un coin de pays éloigné ou la neige est plutôt abondante et ce entre décembre et avril. Pratiquer une activité de plein air dans un des plus grands parcs de la Sépaq et se retrouver dans quelques unes des plus hautes montagnes du Québec n’est-elle pas une des meilleures façons de profiter pleinement de l’hiver? Un petit changement de routine qui permettrait de jouir de cette période blanche en sortant de l’hibernation citadine traditionnelle.
C'est avec tristesse et joie que je vous présente le dernier épisode de l'épopée de Jérôme Blais. Son périple à travers le Canada, 6500 km à vélo pour la prévention du suicide a été un vrai plaisir à suivre.
Il y a plein de choses qui se passent dans cet épisode, Jérôme se fait des amis, avec un cycliste non-voyant! L'Ontario se fait belle, mais on critique ses routes. On peut admirer le beau bronzage de Jérôme alors qu'il nous dévoile son cuistard à bretelle. Il a demandé de ne pas faire de commentaire sur Facebook, ce qui veut dire qu'on peut en faire pleins ici!
Rebienvenue au voyage à travers le Canada de Jérôme Blais. Ses 6500 km à vélo pour la prévention du suicide nous amènent de la Saskatchewan au Manitoba, de Medicine Hat à Winnipeg.
La fin de semaine dernière, Jérôme Blais a invité plusieurs gens qui l'ont supporté dans son projet 6500 km à vélo pour la prévention du suicide dans un chalet près de Baie St-Paul, dans Charlevoix. Nous avons été assez surpris de trouver cette région enfouie sous un pied de neige. Nous qui nous attendions à une petite fin de semaine d'automne avons eu droit à un véritable avant-goût de l'hiver.
Voici donc un petit aperçu des paysages magnifiques dans lesquels nous avons baigné pendant trois jours. La randonnée au sommet du Lac des Cygnes du Parc national des Grands Jardins et la vue sur le fleuve du dimanche matin sont mes coups de coeur du weekend. Merci à Jérôme pour l'organisation, le chalet et les photos. Et bravo encore pour ton projet! Quel homme homme complet.
Vue du chalet
Au sommet du Lac des Cygnes au Parc national des Grands Jardins
Enfin les vacances! 2 semaines! 2 semaines à nous retrouver, nous deux et à prendre le temps de prendre le temps. Et pour bien commencer le tout, un tendre ami, Philippe Pelan de la fédération canot-kayak, nous a chaudement recommandé d’aller s’aventurer dans le parc de la Vérendrye. Il y a quelques activités à faire, mais ce parc est surtout reconnu pour ses nombreux circuits de canot camping de 2 à 10 jours. Lacs, rivières, portages, site de camping magnifiques et surtout très sauvages tout en étant bien aménagés, plages, huards et soleil étaient au rendez-vous.
On n'a pas porté plainte à la direction
Nous avions choisi de faire un circuit de 3 jours en 4 jours. On n’est pas des moumounes mais on voulait pouvoir prendre le temps de relaxer. Et comme c’était notre première expérience de canot camping, nous ne savions pas combien de km nous allions être capables de pagayer par jour.