La rivière Coulonge est un affluent de la rivière des Outaouais. Elle prend sa source, 250 Km plus au nord, dans la réserve faunique La Vérendrye. De largeur moyenne, elle possède un bon débit d’eau à longueur d’année et plusieurs rapides de différents niveaux, intéressants pour le canoteur expérimenté ou novice. La portion que nous avons pagayé débute aux Rapides Enragés (Lac Jim) et va jusqu‘à la municipalité de Fort-Coulonge. Elle présentait deux petits portages (une chute et un R4), un seuil 2, des R3 et des R2 assez courts mais excitants. La rivière est sauvage, vraiment très belle et les campings sortent tout bonnement d’un rêve...
Nous avions prévu faire 4 jours et 3 nuits, mais finalement le trajet était plus court que ce que nous avions estimé; le troisième jour, on a pagayé jusqu’à l’arrivée sans s’en rendre compte (ce qui n’était pas si mal puisque la pluie est arrivée en force à ce moment là). Malgré un temps incertain et un peu frisquet, l’oubli de la toile-abri (et oui, à ne pas faire quand la météo prévoie trois jours de pluie…), nous avons fait un séjour mémorable et la bouffe était, ma foi, délicieuse!!!
La fin de semaine précédant le jour J, nous nous sommes réunis, Judy, Louis, Simon et moi, pour faire le menu et un peu de popote.
Voici donc notre menu :
Ce jour là, on a préparé la sauce pesto : préparation du pesto maison (basilic du jardin de Simon et du mien), cuisson des saucisses coupées en rondelles (saucisses italiennes fortes et cheddar/champignon de chez William J. Walter saucissier), ajout des tomates séchées; on a aussi préparé le poulet au curry et le tout a été scellé sous vide dans leurs sachets respectifs. Enfin, Louis a préparé sa fameuse sauce à la viande, qui est ensuite allée dans la déshydrateuse pour environ 10-12 heures. Judy s’est occupée des crêpes et a fait des biscuits au chocolat délicieux (je crois qu’elle va mettre la recette sur son blog). Les biscuits sont vraiment géniaux pour une expé parce qu’ils possèdent une haute teneur énergétique, ils sont compacts et solides (ils ne se sont pas effrités en cours de route).
Un truc important pour sceller sous vide : pas de problème pour les aliments secs et solides, mais pour les sauces, il faut absolument les mettre dans le sachet non scellé au congélateur et mettre sous vide une fois seulement que le contenu est congelé, donc dur (laisser suffisamment d’espace dans le sac, un bon décimètre au moins au dessus du niveau de matière).
Truc pour la création du menu : C’est bien de créer un menu avec un tableau contenant le nombre de jours et de repas. De cette façon, on voit plus facilement si notre menu est logique et complet. On peut visualiser quels repas se retrouverons au début (nourriture fraîche) ou plus vers la fin (plus léger et longue conservation). Il est également plus facile de faire la liste d’épicerie par la suite en s’assurant d’acheter tous les ingrédients nécessaires à la réalisation de chaque repas.
Un des bons côté du canot-camping (si on n’a pas des trop longs portages évidemment), c’est qu’on peut se permettre un peu plus de poids, donc un peu plus de luxe! Disons que je n’ai pas hésité des heures avant de me décider à amener la machine à café, les bouteilles de vin (dans des sacs à vin Platypus quand même), les verres à vin, deux bruleurs, une lanterne au gaz, une grille en gros métal, etc. (et une énorme toile-abri super lourde, même si finalement elle n’était pas de l’expédition…) Tout ce merveilleux équipement fini dans des barils bleus étanches, qui on la faculté de flotter s’ils se retrouvent dans les rapides. Louis dit toujours qu’un bon morceau d’équipement de plein air doit avoir au moins deux utilités pour mériter qu’on le transporte avec soit. Le baril bleu est (avec le canot bien sûr) sûrement l’équipement de canot-camping ultime : contenant étanche, petite table, planche à découper, banc et soufflet (le couvercle). Aussi, comme vous le verrez sur les photos, l’autre technologie incroyable du canot-camping est la transformation du moyen de transport en comptoir tout à fait stable et ergonomique. Il suffit de déposer le canot à l’envers sur des rondins, à chaque extrémité.
Dans un autre ordre d’idées, notre empreinte carbone a certainement plafonnée durant ce trip, mais on s’est servi du foyer pour réchauffer nos petits plats et c’était bien agréable de vivifier nos membres refroidis auprès du feu! Disons que la nourriture chaude, même aux dîners, était un « must » pour cette expé de fin septembre pluvieux. Le troisième jours, après diverses péripéties, dont le malencontreux avènement d’un trou dans la pince arrière de notre canot à la suite de la descente d’un rapide bien « rochu », la réparation au duct tape du dit trou et plusieurs heures de valeureux coups de pagaie, nous nous sommes enfin arrêtés pour un diner tardif. Nous étions tous complètement frigorifié, les quesadillas étaient les bien venus et je célèbre encore l’idée qu’a eu Judy de préparer un bon thé vert bien chaud!
Les deux grandes vedettes de cette aventure ont incontestablement été les crêpes et les pâtes au pesto dont je vais vous révéler tous les secrets!!!
• Je ne connais pas la recette exacte de Judy, mais je fais personnellement toujours les crêpes au pif.
• Environ un pour un de farine et de lait (une tasse de chaque), 1 ou 2 œufs, une pincé de sel, 2-3 pincées de sucre, un peu d’huile et au choix : vanille, cannelle, fleure d’oranger ou zeste de citron.
• Nous avions 3 petites crêpes par personne et c’était parfait. Les crêpes étaient de la même taille que la gamelle : +/- 18 cm/7 pouces de diamètre (utiliser un petit poêlon).
• Elles ont été empilées et scellées sous vide dans un seul paquet.
• Garniture : bacon précuit réchauffé dans le poêlon et cheddar fort râpé.
• Déposer une crêpe dans la gamelle, étendre 2 morceaux de bacon et une poignée de fromage, replier et couvrir (quelques minutes ou jusqu’à ce que le fromage sois fondu). Napper de sirop d’érable et servir!
• Sauce pesto : Encore une fois, il n’y a pas vraiment de mesures pour cette recette, il faut goûter et ajuster en cours de route. Alors, il nous faut un bon bouquet de basilic bien frais, de l’huile d’olive en masse, du parmesan, de l’ail, des noix de pin, du citron, du sel et du poivre. Il s’agit de tout mettre ensemble dans le robot culinaire (ou malaxeur) et le tour est joué!
• J’ai ensuite rajouté des tomates séchées/marinées, coupées en dés.
• Blanchir les saucisses (une par personne), couper en rondelles, griller dans la poêle et ajouter à la sauce pesto.
• Congeler dans le sac à cet effet et sceller sous vide.
• Après coup, je me suis dis que ça marcherait aussi très bien avec le pesto « Le Grand » qui est non seulement sublime, mais qui est déjà emballé dans un sachet sous vide, des saucisses sous vide (j’en ai souvent vu en épicerie en paquet de quatre) qu’on fait griller sur place et qu’on ajoute aux pâtes et au pesto au moment de servir. De cette façon, la recette demande très peu de préparation et pas besoin de la scelleuse sous vide.
Voici deux liens intéressants pour des infos sur la Coulonge et d’autres rivières canotables du Québec:
• La fédération québécoise de canot et de kayak
Par contre, la carte n’est pas très precise, mais il est possible de se procurer une carte spécialisée sur le site de la FQCK.
Voilà! Et à bientôt pour une nouvelle aventure!
Chloé D.
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