Bikepacking dans Squamish Valley: explorer le Pacific Northwest avec Garneau

Rédigé par : Vincent Malo

Garneau. Bikepacking dans Squamish Valley: explorer le Pacific Northwest avec Garneau

À Montréal, l’hiver a été long. Au moment d’écrire ces lignes, le printemps commence enfin à se faire sentir. Avec la neige qui tarde à disparaitre, le jour où j’enfourcherai mon vélo est encore loin et j’ai des fourmis dans les jambes.

Envieux d’avoir un avant-goût de l’été, je profite d’un court layover dans l’ouest à mon retour d’un photoshoot de ski hors-piste dans les montagnes des Kootenays. Le moment m’apparait tout indiqué pour une virée de vélo dans la région de Vancouver. Ça tombe bien, Garneau a pensé à nous pour tester quelques-uns de ses prototypes de gravel bikes. Nous aurons aussi l’occasion de suer dans les nouveaux cuissards, jerseys et accessoires de la collection SS2019 de la marque.

Puisque chez Altitude Sports on n’aime pas faire les choses comme tout le monde, c’est muni d’un appareil photo jetable que j’ai choisi de documenter ces 48 heures off-the-grid.

Vendredi 8 mars. Notre rencontre à la brasserie 33 Acres donne le ton à l’aventure qui nous attend. Je suis entouré de mes amis Alex, Stefan, Lenny et Chris, fins connaisseurs de bikepacking et grandes sources d’inspiration. Tous résidents de Vancouver, les gars connaissent peu Garneau, mais sont immédiatement émerveillés par le prototype du General avec lequel je suis arrivé à la brasserie.

Samedi 9 mars. Les vélos strappés sur les toits des voitures, on roule vers Squamish. Notre campground clandestin se situe à Brackendale, où on a le bonheur de découvrir un petit refuge avec deux lits à étages et une petite chaufferette portative. On ne pourrait demander mieux pour braver le gel qui sévit encore la nuit aux abords de la rivière, dont l’eau s’écoule directement des glaciers.

Lubrifiant à chaîne, barres protéinées Naak, une bouteille de bourbon en cas d’urgence… On est prêts. Nous prenons la direction Lake Levette, en passant par Paradise Valley Road. Dès les premiers coups de pédale, force est d’admettre que le chamois du cuissard Neo Power Art Motion fait un merveilleux travail pour nous garder au frais et en tout confort sur les routes de terre battue et d’asphalte raboteux.

Après une longue ascension sur un mélange de terre battue, boue, neige et gravel, on arrive au Lake Levette, qui pour l’occasion est complètement désert, mais encore assez gelé pour rouler dessus!

Après une longue ascension sur un mélange de terre durcie, de boue, de neige et de gravier, on atteint finalement le Levette Lake. On a la surprise de le trouver complètement désert, et heureusement encore assez gelé pour nous permettre de rouler dessus!

C’est le moment qu’Alex choisit pour déboucher le bourbon, qu’il nous sert sans même retirer son casque Vitesse, son maillot Thermal Edge et ses jambières.

Après quelques minutes au soleil à déguster notre bourbon dans le plus grand silence, le vent se lève. C’est notre cue pour poursuivre la route, direction Squamish Valley Service Road. La descente est parsemée de belles rencontres, dont cette équipe off road.

Une fois revenus sur le plat, on s’enfonce dans la forêt, loin de toute civilisation. Ça nous donne envie de repousser nos limites… Jusqu’à ce que Chris pousse un peu trop et casse sa chaine. Une deuxième pause bourbon s’impose, pendant que Stefan répare la chaîne, bien au sec dans son top 2004 LS.

Lenny inspecte la réparation de chaîne, bien visible et haut en style vêtu son manteau Granfondo Yellow.

Après avoir refait le plein de protéines (aka criquets), on reprend la route vers notre camp de base. Les derniers kilomètres, en peloton dans la boue, sont les plus amusants – et les plus salissants. Une chance qu’on avait nos Manteau 4 seasons ; c’est fou de constater à quel point on peut rester au chaud et au sec, même lorsqu’on roule à 3 pouces d’un jet de boue constant.

De retour à notre campement sur les abords de la rivière Squamish, l’adrénaline redescend. Bien installés devant notre feu de camp, le doux parfum des patates qui cuisent en papillote sur la braise nous met l’eau à la bouche. Sourire aux lèvres, on a l’impression d’être retombés en enfance: quelle joie de rouler dans la bouette entre montagnes et rivières! Avec un bon vélo et des bons layers, on se dit que la vie est simple, la vie est belle.

Dimanche 9 mars. Debout aux petites heures, on se dirige vers la rivière, café à la main. Je veux saisir ma chance de prendre une photo avant que le soleil ne réchauffe l’eau et que la brume ne se dissipe. Un refill de café plus tard, on prépare enfin nos vélos pour le deuxième jour de l’aventure. Après quelques kilomètres à pédaler vers la civilisation, on tombe sur un petit restaurant. L’estomac encore vide, on ne se fait pas prier et décidons de nous gâter en accompagnant notre repas de vitamines de Bloody Caesar, en ce glorieux Jour du Seigneur.

Le soleil qui plombe dans la vallée de Squamish requinque notre niveau d’énergie. On emprunte un chemin en forêt qui longe la rivière, sans trop savoir vers où ça mène. Après quelques dizaines de kilomètres en peloton à travers les vieux cèdres, on prend une pause Lucky Lager bien méritée pendant que ceux qui n’avaient pas opté pour des couvre-chaussures se sèchent les pieds. C’est aussi mon cas, mais même sans protection supplémentaire, mes chaussures Granite II ont fait un travail impeccable pour tenir mes orteils au chaud. J’ai aussi un coup de cœur pour le fitting de cette chaussure qui convient à mes pieds anormalement larges.

Après deux jours de pure extase en nature, le temps est venu de rentrer à la maison. Le printemps est à nos portes, et c’est la tête et le cœur pleins d’idées et de projets cyclistes que je reviens à Montréal.

Cette nouvelle aventure me rappelle que notre pays est vaste et sauvage. Content d’avoir pu l’explorer, je vous encourage à faire de même et à vous équiper pour rouler loin du pavé. Ça fait suer, mais ça fait du bien.

Altitude Sports tient à remercier Garneau, qui a permis à l’équipe de Squamish de rouler vite, et au sec!

Découvrez Garneau

 

Le prix du photographe le plus agile est décerné à Stefan Feldmann pour ses capacités à instagrammer tout en pédalant.

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