Comme le temps file rapidement et nous rapproche de ce projet qui fait tant vibrer Guillaume et moi… Nous en sommes maintenant à compter les dodos d’avant départ ! Moins d’une semaine maintenant nous sépare de notre vol à bord de ce grand oiseau métallique qui nous portera vers de nouveaux horizons. Mais pourquoi l’Indonésie déjà ? Ah oui, c’est l’histoire que je dois maintenant raconter pour remettre les choses en contexte…
C’était lors d’une froide soirée de février que mon ami Romain, Français d’origine et bientôt Indonésien d’adoption, me lance l’idée d’aller faire un petit tour dans son coin de paradis afin d’y passer une partie de l’été. Romain travaille pour une boîte française située en Indonésie : Azimuth Travel, depuis plusieurs mois. Il m’annonce que je pourrais me joindre à leur équipe en leur apportant un coup de main sur les projets internes divers et sur le guidage. Ces belles paroles n’ayant pas tombées dans l’oreille d’une sourde, il ne me suffit que de quelques jours avant de le recontacter pour lui annoncer ma venue. Le projet est donc né d’une discussion qui tentait de dissiper mes frissons et spleen hivernaux, qui étaient étrangement reliés à ma mi-session universitaire…
Je me souviens bien de la première fois où j’ai glissé un mot de mon projet à Guillaume. Un long silence se fit entendre au bout du fil. Je me l’imaginais en train de se dire : « … et elle pense qu’elle va s’en tirer et partir sans moi ?!?». En fait, je ne peux pas dire qu’il fut très difficile à convaincre, car la semaine suivante, nous étions déjà à la recherche de billets d’avion. Cette première étape vers l’Asie, nous avons décidé de la vivre dans le quartier chinois de Montréal, dans les agences de voyage asiatiques. Nous croyions que c’était une bonne façon de commencer à ressentir un peu de cet «ailleurs» vers où nous nous dirigions. Nous y avons donc trouvé un billet pour Montréal-Singapore, pour seulement 1236$ avec un départ en mai et un retour en septembre. Les préparatifs se sont ensuite succédés à un rythme fou. Une astuce et une opinion d’avant départ méritent néanmoins d’être soulignées pour les futurs voyageurs vers ces terres lointaines.
Premier point : Le visa. Faire application à l’ambassade d’Indonésie à Ottawa coûte 55$, plus les frais de d’envoi par la poste express aller/retour pour environ 55$, donc un total de 110$. Une agence située à Montréal peut se charger de tout pour vous avec navette quotidienne vers Ottawa qui vous évite les frais de poste et vous revient alors 120$. Alors que finalement, il est possible de se procurer le visa directement à l’aéroport, lors de l’arrivée, pour seulement 25 $ US. Oui. Facile et simple comme ça.
Deuxième point : La médication, les vaccins, les maladies, les bibittes et tous les terribles fléaux qui semblent vivre dans ces contrées éloignées. Lorsque l’on va à la clinique voyage, on nous suggère pour en moyenne 500$ (j'exagère une peu, mais vous comprenez que c'est très cher) de pilules de toutes sortes, incluant les piqûres et médicaments. Sommes-nous devenus des machines à ingurgiter des produits pour se protéger ? N’est-il plus possible, en tant qu’homme postmoderne, de tenter de nous adapter physiquement à l’environnement vers lequel nous migrons ? Phénomène illusoire tout de même lorsque l’on relate dans les faits que le dernier cas isolé de malaria en Indonésie date de 2002… Sommes-nous continuellement en train de nous surprotéger ?
À vous la réflexion…
Sur ce, je retourne à mes préparatifs
Voici les autres volets de la série IndonésiA
1 Commentaire
Par Juan Altitude, mai 28, 2010 à 12:11 pm
Ben c’t'encore drôle. Je trouve que nous n’avons pas assez de connaissancse approfondies sur le sujet. Malgré ça, il faut quand même décider quoi faire. Je suis d’accord que comme société nous semblons être dépendant des pillules. Par contre, ça ne veut pas dire qu’il ne faut jamais en prendre.
Et oui, on peut toujours tenter de s’adapter, mais rappellons-nous qu’un pendant de l’évolution c’est que ça inclut la mort de ceux qui ne réussissent pas à s’adapter… Je ne sais pas si ça me tente de prendre cette chance.
Cela étant dit, des trucs comme la malaria, il me semble qu’il faut faire la part des choses. Les choses qui habitent dans les zones malariées ne prennent pas une pillule anti-malaria tous les jours (et je parle bien de ceux qui pourraient se le permettre financièrement), alors pourquoi est-ce que nous voyageurs le feraient ?
Finalement, il y a plein d’autres maladies qui sont à éviter et pour lesquelles une vaccination me semble appropriée. Je crois qu’il faut y aller cas par cas.