Voilà presqu’un mois que nous avons quitté Jogyakarta suite aux changements de projets... Je suis donc un vrai touriste, Lonely Planet à la main, comme la majorité des autres voyageurs blancs que je croise sur mon chemin. Fini le plan de trouver un nouvel emploi. On voyage seulement ! J’ai rarement pris cette liberté : je suis le genre de gars qui ne s’arrête que très rarement et qui a pour loisirs de travailler dans le bois avec une scie à chaîne ou de jouer du marteau sur le chalet. Ma numérologie dit que je suis celui qui s’accompli dans l’action, rien de plus vrai. Je dois maintenant prendre le temps de prendre le temps. M’habituer à parfois rien faire et simplement apprécier le fait d’être ailleurs, sans obligations, sans personne à qui rendre de comptes mais surtout, pas de devoirs en retard. Je n’ai même plus à me soucier de ma mise en plis ou de mon allure puisque je n’ai plus de cheveux depuis quelques jours et que je n’ai que trois t-shirts dans mon sac ! Nous sommes seuls au milieu du monde, un monde qui n’est pas le nôtre mais qui roule à son propre rythme, à sa propre façon, parfois très étrangère à notre réalité. Penser au moment présent et mettre de côté les projets pour le retour au Canada est une tâche difficile pour moi mais un bon exercice. Je me répète quand même souvent que je suis chanceux d’être dans cette partie du monde, à l’aventure et sans lendemain. En effet on n’a pas grand sous mais avis à ceux qui croient que pour voyager ça prend de l’argent, y’a vraiment des moyens de se débrouiller en vivant juste simplement !
La transition fût bonne pour le moral, le corps et l’esprit. Nous nous sommes dirigés en trois jours vers le Sud-Est de l’île de Java pour atteindre la réputée île de Bali, celle que nous ventions tant aux clients de l’agence sans même y avoir mis les pieds… Définitivement, une autre mentalité et une façon de vivre très différente. La religion hindoue qui domine a beaucoup d’influence sur le paysage avec tous ses petits temples devant chaque maison et ses offrandes fleuries devant tous les bâtiments, voir même au pied de la distributrice à Coke. Franchement, il fait bon vivre à Bali. C’est beaucoup plus propre que Java (bien que les Indonésiens n’aient pas la même notion de « propreté » que nous), et la végétation semble aussi plus sereine. On y passe souvent inaperçu en tant que blanc ce qui est non négligeable car, avec le temps, j’en avais franchement mare de me faire filmer par cellulaire, me faire klaxonner sur la rue et vous connaissez le reste… L’île est très touristique et la population est habituée à côtoyer des étrangers. Cela occasionne aussi une meilleure organisation des transports et de la logistique touristique. Un avantage lorsqu’on se retrouve sans moto à se déplacer à tous les deux jours.
Bon, le coût de la vie va avec la popularité de l’île, c’est-à-dire deux à trois fois plus élevée mais en négociant (nous sommes devenus des maîtres) on obtient des prix raisonnables. Il faut tout de même faire la part des choses quand on pense qu’on paye une chambre de luxe dans un hôtel à trois piscines 35$ la nuit... Les bonnes vieilles soupes aux nouilles séchées demeurent encore une option intéressante pour les « backpackers » que nous sommes. Un Français rencontré dans un bus lors d’une massive négociation de groupe (qui s’est soldée par l’arrêt du bus pour nous en faire débarquer à moins de payer…) nous a enseigné l’une des seules phrases qu’il avait apprise en Indonésien : « Ne nous donnez pas le prix pour touristes » ! Ça aide à garder un budget raisonnable.
Voyager occasionne des rencontres souvent très intéressantes et surprenantes. Quelques jours passés avec deux couples de Belges fort sympas que nous avons recroisés à deux reprises totalement par hasard ailleurs sur Bali (quand on est dû, on est dû). Nous avons rencontré un jeune couple de québécois qui sont amis avec une collègue de Janick (le monde est petit…). Ils nous ont amené sur une île paradisiaque dont nous ignorions l’existence. Puis nous les avons également recroisé dans une autre ville, toujours par hasard, pour passer finalement avec eux leur dernière soirée en Indonésie dans un bar mondialement réputé, le Kudeta de Bali. Ce sont ces rencontres qui font avancer notre périple et qui le rendent si intéressant. La littérature propose bien des endroits à visiter mais ce sont souvent les rencontres faites qui ont, jusqu’à maintenant, influencé le plus notre planification. Ça c’est vivre au jour le jour, en portant ma maison sur mon dos et en allant où la vie me dit d’aller !
Franchement merci à Pépé, Jean-Phi, Béné et Anna nos amis Belges, ainsi que Yannick et Christine nos amis de Tremblants. Votre présence est maintenant immortalisée dans cette aventure.
Nous sommes maintenant en Malaisie. Zut! Nous venons de manquer notre train qui nous amenait à la prochaine destination, nous devrons donc aller coucher dans une autre ville inconnue plus loin. Je dis à ma comparse qu’il ne faut pas s’en faire, quelque chose de super excitant nous attend sûrement. Ha! Elle m’annonce à l’instant, le nez dans le Lonely Planet, que nous passerons finalement deux nuits dans cette étrange ville car il y au un truc super trippant à faire ! Voilà, ça continu, j’y arrive bien finalement à vivre au jour le jour et à me laisser mener par mon étoile !
Voici les autres volets de la série IndonésiA
Guillaume, sérieux, tu me bluff avec tes réçits. Vraiment, tu as une bonne plume et de surcrois, où sont passées les phottes d’aurtograffe de l’université ??? Je n’en vois plus ou presque ! Yeah !
Keep up the good inspiration !
TROOOOOOP TRIPPANT!!!!! Ah mon dieu je suis tellement contente pour vous que cette aventure soit remplie de belles rencontres et de surprises =) c’est drôle, ça m’étonne à peine…!!! On dirait que je sais déjà que tout ira à merveille, peu importe ce que vous ferez!!! Je trouve ça vraiment hallucinant de vous voir aller! Profite de la vie en masse là-bas et explorez à fond, tel Diego et Dora les explorateurs =D hahahhahah!! xxxxxx