Aujourd’hui, c’est assis sur ma nouvelle terrasse, fraîchement aménagée à la maison, que je vous raconte nos aventures des derniers jours… à la plage. Enfin nous avons quitté la ville pour quelques jours ! Les plages de sable de cet important archipel m’ont taquinées l’œil lors de notre arrivée par avion et j’avais hâte de les combiner au climat tropical qui nous enrobe. Notre résidence est au beau milieu de la ville, près des grandes artères bondées de petits commerces tous très semblables (soit un garage de moto, soit un vendeur de cellulaire ou de ayam goreng qui est du poulet frit). Ici le bruit, l’odeur des camions, voitures et motos, celle des poubelles qui brûlent me dépaysent toujours un peu, moi qui avais fais le choix des Laurentides plutôt que … Laval ! Or, cette escapade vers les grands espaces me ravissait. C’était aussi un dernier moment à 2 avant de débuter le boulot et l’occasion de souligner l’anniversaire de ma Janick. 29 ans, c’est sur la plage de Parangtritis !
Départ mardi matin après un rapide « briefing » sur le chemin à prendre et hop, en selle sur notre fidèle… moto ! Deux motards en route vers Krakal, l’endroit conseillé par notre ami. 65km de route sinueuses donc 3h… dans une campagne luxuriante. Notre monture tolère difficilement les nombreuses montées à 2 mais nous voyons des chargements biens pires que le nôtre (les photos de camion trop chargés qui circulent sur Internet, c’est d’ici que ça vient, c’est certain). Lors de nos interrogations routières, les villageois toujours souriants nous aident avant même qu’on le demande.
Notre premier contact avec l’air salin et l’océan indien n’aurait pu être mieux. C’est tout au bout de la plage de Krakal que Janick et moi s’enfonçons dans une partie visiblement oubliée et déserte où nous nous trempons les pieds. Le relief formé par d’anciens coraux laissés à découvert par le reculement des eaux est impressionnants, les vagues bleues sont très grosses et l’eau est chaude. Ouffff… Seuls au monde, à l’autre bout du monde!
Nous visitons une « chambre » à prix modique (5$), sur le bord de la plage mais qui nous laisse indifférents. Le dîner se prend avec un restaurateur local qui tente tant bien que mal de jaser avec nous. Nous, le dictionnaire à la main, un sourire innocent et le regard complice vers l’autre en voulant dire « tu comprends-tu ce qu’il dit toi? », changeons finalement nos plans. Il reste 3h de clarté, nous pouvons atteindre une autre plage qui se trouve à 2h de route environ où un fabuleux hôtel est recommandé par le Lonely Planet. De retour en selle, allez Bécane (notre monture…) amène nous à Parangtritis, et nous désertons.
Route encore plus sinueuse, terre, asphalte, pluie qui rend les conditions de conduites un peu précaires, la moto qui chavire par en arrière dans une montée abrupte. Janick se brûle le mollet sur le « muffler » de Bécane, moi qui nous fais chuter en roulant dans un petit sentier de roches rondes et très glissantes, résultat, un orteil de fracturé pour Guillaume et des ecchymoses pour Janick. Une chance que l’hôtel Queen of the South est un vrai resort. La chambre est super, la douche nous réconforte et le prix est plus qu’abordable, 25$ négocié à 20$ (comme le veut la tradition ici, on bargain…). Souper de poisson suggéré par le gérant et détente au son de la pluie et des vagues de la mer sur notre terrasse perchée dans la montagne.
8h30 du matin, on cogne à la porte de bamboo de la chambre de bamboo, c’est le gérant qui nous offre le thé et des fruits avant que l’on aille déjeuner. Wow! Après le riz frit du déjeuner, le même sympathique monsieur nous propose de nous amener en auto à une plage de sable blanc en après-midi où des moto-marines nous attendraient et de nous conduire le lendemain matin à un belvédère dans la montagne qui offre une vue unique sur la plage et la mer. Mmm adorable cet homme mais le budget et la mission initiale de découvrir le coin nous pousse à refuser de passer une deuxième nuit dans ce havre de paix. Nous descendons donc en ville sur le bord de la plage, à 5 minutes de premier hôtel pour aller s’installer dans un Losmen pour 3$ la nuit. Nous goûterons donc à un autre style d’hébergement et resterons dans notre budget de séjour.
Balade en PM sur une plage Musulmane où le bikini et le « chest » d’homme viril ne sont pas coutumes. On nous arrête continuellement dans notre marche pour prendre des photos avec les gens locaux. Zut, ma popularité a gagné l’Indo me suis-je dis, mais non, Janick m’explique que c’est parce que nous sommes deux blancs. C’est quand même très drôle et on se prête au jeu, en plus des photos prises supposément « à notre insu… ». On est de vraies bêtes de cirque et nous sommes encore tout habillés. On trouve un endroit calme au bout de la plage où Janick peut se baigner librement ou presque, suffit que je me lance seul à l’eau 5 minutes pour qu’un jeune homme s’en approche pour se faire photographier avec elle. Nous avons droit au soleil en fin de journée seulement mais juste à temps pour assister à son coucher à l’horizon au dessus de la mer. Les photos sont super!
Après la nuit au Losmen, qui offrait un confort bien loin de celui trouvé dans notre fabuleux hôtel, nous retournons vers la ville dans le trafic quotidien du « roule à gauche » pour soigner nos blessures et se lancer au boulot demain vendredi. J’ai donc découvert un autre des charmes de ce pays après la jungle et la végétation de campagne.
Guillaume
Voici les autres volets de la série IndonésiA
10 Commentaires
Par Manon Beaulieu, June 23, 2010 à 1:48 pm
Merci Guillaume,
Wow et un autre WOW !!
Un plaisir à te lire et regarder vos belles photos
MERCI !!
Ici, j’ai survécu à ma 1ère semaine !
Amusez-vous et profitez
Manon
Par Geneviève Porier, June 22, 2010 à 9:06 am
Salut à vous deux, vous lire est un vrai plaisir et vos photos sont superbes!
Je m’étais résignée suite à l’achat de la maison de ne pas pouvoir revoyager avant longtemps, mais vous lire me rappelle le sentiment de liberté et d’émerveillement que l’on ressent lorsque l’on part à l’aventure. Merci xxx
P.S. Cré Guillaume, îl était sûr qu’on allait voir tes fesses à un moment donné sur une photo!
P.P.S Étant donné que vos récits ont éveillé la fibre d’aventure de mon chum, peut être que l’on va voyager plus tôt que prévu…merci milles fois :)
Par Leclerc, June 19, 2010 à 10:12 pm
très instructif, il est difficile de trouver ce genre de messages sur Internet plus. Donc, je tiens à vous remercier.
Par Jacob Guite-St-Pierre (Partenaire), June 18, 2010 à 12:36 am
Aaaaaaaaaahhhhhhhh j’ai tellement hate d’y aller en Indonésie. Je suis sensé aller à Batam pour 1 mois!
Par Biloute pas cuite, June 17, 2010 à 11:22 pm
Phrases de poète
Tombant d’une motocyclette
Prenant la direction du vent avec sa kèkète
Le ciel ne te tombera pas sur la tête !
Hey biloute ! Je vois que tu partages tes émotions avec l’océan (tention, tsunami en vue). Nice, quelle liberté (qui ryme avec nudité) ! Belle plume que tu as (elle serait mieux dans le rack à bicyc) c’est facile au bout de te lire (et non de te lire au bout). Heureusement, je n’ai pas eu à changer tes couches (sans quoi ce serait la m….mais il me semble que cette vue m’est familière – heu, non finalement c’est la paire à JM qu’on fouettait sous la douche !)
Bien content de voir que tout va bien en Indo et que vous vous prenez du bon temps. Au passage, bonne fête Jannick ! Watch out la conduite par exemple (si ça te casse les pieds changez de conducteur), ne laissez pas l’aventure devenir une mésaventure, on en entend bcp moins parler mais elle est aussi présente. Bon rétablissement avant le départ pour l’expé, c’est le fun que tout ce soit imbriqué de la meilleure façon. Comme quoi, tout arrive à point pour ceux qui savent attendre et qui sont ouvert à LA VIE. Continuez d’envoyer de vos nouvelles, c’est tjs plaisant de vous lire.
Notre expé se concrétise un peu plus chaque jour. Le 21 on aura nos t-shirt, on travaille fort pour se faire de la bonne bouffe pour un mois (donc en quantités industrielles, c’est la première fois qu’on doit planifier autant de manger), je viens de trouver tous les branchements et la connectique pour recharger les équipements électroniques sur un petit panneau solaire et Jason est sur le point de finir ma nouvelle pagaie groenlandaise d’expé ! Ca va être trop malade, on a bin hâte avec Tigui.
Bon vent !
Kayakement,
Biloute (l’autre…)
Par MaTante Élise, June 16, 2010 à 7:29 pm
Salut mon beau Guillaume !
Tu me feras toujours rire. Même en te lisant. Je ne te savais pas si belle plume ! Et là je parle de ton écriture. Vincent et PO ce sont bien bidonnés en visionnant une de tes célèbres photos … et je ne te dirai pas laquelle.
Bref, tes récits donne envie de faire partie du voyage ! Mais bon … nous voyagerons dans notre imaginaire. Je te souhaites beaucoup de plaisirs dans tes péripéties. C’est tout une expérience que tu es entrain de vivre là ! Un beau bonjour Janick ! Soyez prudents !
Élise xoxox
Par Marie-France, June 16, 2010 à 6:59 pm
Ciel! Que d’aventures! Et dire que la vraie de vraie aventure n’est même pas encore vraiment commencée… Joannie a raison, y a ton popotin sur une photo, je le reconnais, j’ai tout de même changé ta couche souvent quand tu étais bébé…
J’espère que la brulure de Janick guérit bien et que ton orteil ne te fait pas trop souffrir. Tu n’as pas apporté de bottine québécoise à la Babet, j’imagine?
C’est formidable de te lire, mon Guillaume, tu devrais envisager une carrière d’écrivain…
Ta marraine qui t’aime de tout son coeur,
Marie xox
P.S. J’viens de comprendre que le choix «comment» n’est pas un mode d’emploi…, mais un espace pour les commentaires qu’il n’est même pas nécessaires de formuler en anglais!
Par Jean-Luc, June 16, 2010 à 4:52 pm
Yo,
Très joli le rack à vélo sur la plage!!!
Bon me voilà blogger asteur!!!
Par Juan Altitude (Employé), June 16, 2010 à 11:24 am
Comment va l’orteil ?
Par Joannie Langevin, June 16, 2010 à 9:49 am
Wow, toujours aussi l’fun d’avoir de tes nouvelles mon Guillaume! Vos péripéties me rendent jalouse et je suis bien contente de voir que vous avez profité de belles vacances bien méritées.
J’ai déjà hâte au prochain article!
Jo xox
p.s. Je voulais simplement t’aviser qu’on voit tes fesses sur une des photos… juste de même là.