Si vous cherchez une raison d'aller en Grèce, ne cherchez plus: en voilà deux! Ithaque et Céphalonie sont deux îles, au nord-ouest du Péloponnèse. Sur le chemin du retour vers ma Picardie natale, j'ai choisi de les visiter...et je n'ai pas regretté une seconde, voyez plutôt!
Enfin, si, j'ai quand même regretté pendant quelques secondes, peut être. Une petite histoire mérite d'être racontée. Après avoir accosté sur Céphalonie et roulé une bonne vingtaine de kilomètres, j'arrive dans la petite ville de Sami. Voyant un café revendiquant un accès internet sans fil, je m'arrête et cherche ma précieuse tablette internet pour assouvir ma soif de bits. Et là c'est le drame: j'ai oublié l'appareil dans le bateau. Argh...
...heureusement, quelques coups de fils plus tard, la préposée de la compagnie en question me dit qu'elle l'a retrouvé. S'il y a un jour où ma bonne étoile n'était pas éclipsée, c'est bien celui là!
Remis de mes émotions, j'ai pu euphoriquement remarquer que ces îles sont sacrément montagneuses. Sous un superbe soleil d'hiver, j'y ai roulé des kilomètres aussi sportifs que magnifiques. Oui, oui, ceci est une montagne-route.
D'ailleurs, parlons-en, du soleil d'hiver! Quand il tache la mer à travers les nuages, des fois, je me dis que c'est normal que les Anciens aient cru en des dieux. La lumière divine, quoi!
Comme Ithaque et Céphalonie sont très proches l'une de l'autre, on peut admirer l'île voisine, et s'extasier devant l'allure des routes sur lesquelles on a, ou va, rouler.
Comme à peu près partout en Grèce, il y a là énormément d'orangers et de mandariniers, sauvages ou non. Quelle joie de voir que ces délicieux agrumes ne poussent pas que dans les cagettes de chez IGA! Et puis, quand un terrain abandonné en regorge, pourquoi se priver?
Encore une fois, comme souvent en Grèce, j'ai eu affaire à quelques quadrupèdes manifestant pour la liberté caprine. Ou pour la gratuité de l'apprentissage de l'escalade de rochers, catégorie "quatre pattes sur sabots". Je suis sûr qu'ils cachent des carrés rouges, quelque part.
C'est avec une pointe d'amertume que j'ai repris le bateau à Vathi, la capitale d'Ithaque, en direction de Patra, d'où je suis reparti vers l'Italie. Les quelques centaines de kilomètres roulés sur ces belles îles grecques resteront sans doute gravées un moment dans ma petite tête. Et si les quelques clichés postés ici ne vous suffisent pas, découvrez tous les détails sur le blog de mon voyage!