En vue d’un séjour d’une semaine en Nouvelle-Zélande, je m’affaire à une intense préparation. Identification des itinéraires, étude des tracés, estimation des temps de marche... Après quelques semaines de recherche, j’ai finalement bouclé le parcours que je compte effectuer. C’est un itinéraire bien condensé, exactement comme j’aime (forcément puisque c’est moi qui l’ai fait !) ![]()
Le programme est le suivant:
-Arrivée en Nouvelle-Zélande le 10 mars, vol interne pour me rendre à Nelson, une ville située dans le Nord de l’île du Sud .
-3 à 4 jours de randonnée en autonomie dans le Nelson’s Lake Park sur la Travers-Sabine (80 km) ;
-1 ou 2 jours de randonnée dans le Kahurangi National Park.
- Puis une journée massage et soins en matinée et parapente en après-midi, pour achever de m’aérer l’esprit.
Boucler un itinéraire ne termine pas la préparation d’une randonnée en autonomie! Il faut maintenant réfléchir au matériel à emporter. La Nouvelle-Zélande est un spectaculaire et fantastique terrain de jeux, avec ses sommets montagneux enneigés pour certains toute l’année, ses glaciers, ses volcans, ses plages, sa faune et sa flore exceptionnelles… mais tout cela au prix d’un climat très variable. Bien se préparer signifie être prêt à tout : neige, même en été, tempête tropicale, même en hiver. Comment, dans ce contexte, voyager léger ? Eh oui, c’est tout un défi.
Ma première préoccupation porte sur la nourriture. Je dois avoir sur moi 5 jours de nourriture, soit 15 repas et des collations ! « Le poids est l’ennemi du marcheur. » Mon objectif est d’avoir un sac qui ne fasse pas plus de 10 kg (soit 12 kg avec l’eau). Pour ce faire, j’ai choisi sur les tablettes du supermarché des aliments énergétiques dont le poids ne dépassait pas 250 grammes. Céréales, noix, biscuits, gâteaux, barres… autant de produits offrant une grande densité énergétique. Je m’assure d’avoir à la fois des aliments sucrés et salés.
De retour du supermarché, j’ai étalé mes achats et j’ai sorti tout le matériel de sécurité et les produits d’hygiène que je souhaitais aussi emporter. Voici à quoi tout cela ressemblait:
J’ai ensuite fait un travail d’élagage… jusqu’à en arriver à ceci:
Je suis très fière de moi.
…Surtout concernant les produits d’hygiène, qui tiennent tous dans ma petite trousse noire, y compris la crème solaire. Pour mon hygiène personne, j’ai ainsi :
-Une brosse à dent pour enfant ;
-Un mini tube de pâte à dent ;
-Un petit savon ;
-Une brosse à cheveu de voyage.
Soit 4 objets:
C’est surtout quand je pense à tous les produits qui font mon bonheur au quotidien que j’esquisse un sourire de fierté. Voici un aperçu de ma caverne d’Alibaba, pour illustrer le contraste:
En matière de matériel de sécurité, voici ce que j’emporte avec moi:
-Une couverture de survie;
-Une boussole;
-Un canif;
-Un briquet;
-Un disque pour signaler ma présence à l’aide des rayons du soleil;
-2 rouleaux de sangles (pour faire des bandages notamment en cas de foulures ou entorses);
-Des compresses stériles;
-Du sérum physiologique;
-Un produit désinfectant;
-Un produit contre les infections bactériologique, très utile dans les climats tropicaux;
-Des pilules contre les allergies;
-Le nécessaire pour traiter des ampoules;
-De la crème solaire.
Le matériel de sécurité est embêtant car il occupe de la place et prend du poids, mais il est essentiel, surtout quand on marche seul. D’ailleurs, il apporte une certaine tranquillité d’esprit.
Côté vêtements, j’ai choisi:
-Des hauts chauds et respirants ;
-Des hauts de type « deuxième peau » (comme pour le ski);
-2 pantalons de marche et un short;
-Des bas de compressions;
-Des chaussettes spécialisées;
-Un coupe-vent imperméable;
-De quoi me couvrir la tête et les mains en cas de froid.
Tout mon matériel est de la plus haute qualité, car je suis convaincue qu’il ne faut pas négliger l’équipement si on veut vivre des expériences agréables et sans ennuis. Partir à l’aventure ne doit pas être synonyme de partir en galère! L’équipement choisi doit toujours être léger et respirant.
Le plaisir de la marche en nature ne se trouve pas dans des sacs de 20 ou 25 kg, des blessures, du froid, de la faim… ! Marcher en nature avec plaisir, c’est:
-Pouvoir marcher longtemps, sans se presser ou au contraire, en accélérant;
-Profiter de tous les instants, par exemple admirer une vue aussi longtemps qu’on le souhaite sur le haut d’un sommet, sans avoir froid;
-Pouvoir casser la croûte tranquillement, avec des repas équilibrés et satisfaisants;
-Bien dormir;
-Ne pas se perdre;
-Ne pas se blesser.
Le plaisir de la marche en nature se trouve aussi et surtout dans la simplicité. Laisser de côté un instant son confort industriel et savourer un retour aux sources. Retrouver un équilibre et reprendre contact avec soi-même et avec le monde qui nous entoure.
-Véronique
Excuse me but where are the Tim-Tams? You can’t be in NZ and not eat Tim-Tams.