Bonjour! Je m’appelle Chloé et je vous présente en grande primeur mes chroniques de cuisine en plein air que je vais écrire à partir de maintenant pour Altitude-Blogue.com.
Je me souviens encore de mes premières randonnées, vers la fin de l’adolescence, accompagnée de mes meilleurs(es) amis (es). On a peut-être eu beaucoup de plaisir, mais on a beaucoup trop mangé de gruau! Heureusement, j’ai découvert par la suite qu’on pouvait consommer autre chose que des saucissons secs et du « mélange du randonneur » en camping. À l’opposé, à ma première randonnée pédestre avec Louis (mon compagnon d’expé préféré en passant…), il avait amené (entre autre) un assortiment complet des épices essentielles à tout bon cuisinier. Je peux vous dire que j’ai trouvé mon sac plus lourd que d’habitude cette fois là! Tout ça pour dire que quand on aime le plein air et qu’on acquiert de l’expérience, on fini par apprendre à bien manger tout en évitant les pièges et les mauvaises surprises. C’est un peu ça que je vais tenter de transmettre dans cette chronique mensuelle.
Quand vient le temps de préparer une expé, il y a plusieurs aspects auxquels il faut réfléchir avant de passer au menu en tant que tel. D’abord, la SAISON : la nourriture, la préparation, les instruments de cuisine varient par temps chaud ou par temps froid. Cela pourrait vous éviter des mauvaises surprises dans le genre : « le gaz de mon bruleur gèle sous zéro ». Ensuite, le TYPE de rando : bien sûr, la principale considération est le poids. On doit faire beaucoup plus attention au poids en rando pédestre qu’en canot-camping par exemple. Puis, il y a le nombre de PERSONNES : il faut penser à la grosseur de la gamelle, faire attention au dédoublement d’équipement et enfin, il y a des plats qui se font mieux en groupe que d’autres. Finalement, le nombre de JOURS : Il faut faire plus attention à la conservation et faire preuve de plus d’ingéniosité dans les randos plus longues. Toutes ces considérations serviront de thèmes et seront approfondies au cours de mes prochains articles.
Quoique je pense faire un article sur ce sujet, je vous propose une énumération pêle-mêle de l’équipement qui à mon sens est essentiel à la cuisine en plein air. Pour commencer, un bon bruleur (tu ne veux pas attendre une heure pour que ton eau boue), une gamelle légère et antiadhésive, un kit pour la vaisselle (comprenant linge à vaisselle, savons biodégradable et éponge), un verre à vin, une salière/poivrière (qui ne prend pas l’humidité), ma mini-machine expresso GSI en inox (absolument essentiel), un couteau (qui coupe svp), et enfin, mais non la moindre, une déshydrateuse (La selleuse sous vide est aussi pratique, mais j’y reviendrai). Je vous averti, je vais en parler souvent. Je crois que c’est vraiment l’instrument de base pour ceux qui aime cuisiner, qui aime manger et qui sont tannés de la bouffe lyophilisée. Je vais quand même vous laisser un sursis en donnant une première recette de nourriture fraîche (voir à la toute fin).
Pour terminer, je crois que bien manger en plein air est décisif pour vraiment apprécier l'expérience. Pour moi, c’est une des meilleures parties de la journée et c’est si bon de manger quand on a faim! Quand on est mouillé et qu’on a froid, c’est réconfortant de manger un bon repas chaud, c’est pour ça que ça vaut la peine d’y mettre l’effort. Après ça, il s’agit de s’amuser en cuisinant, d’expérimenter et d’être curieux. Enfin, un dernier petit conseil, la préparation est très importante, il faut bien penser à son menu, bien prévoir les portions, penser aux détails et l’expé sera parfaite!
Même si elle nécessite l’utilisation du bruleur, cette recette simple et rapide est parfaite pour l’heure du dîner.
• Tortillas (de blé ou de maïs, 2 à 3/ pers.)
• Salsa (commerciale ou maison, prévoir 3 c. à soupe/pers.)
• Fromage (cheddar ou au choix, prévoir 3 à 4 c. à soupe/pers.)
Comme vous pouvez l’imaginer, il suffit d’étendre la salsa et le fromage sur la tortilla, de plier les deux extrémités et de rouler afin d’obtenir un « rouleau », de déposer dans la casserole et de couvrir. Réchauffer au gout, selon la patience ou jusqu’à ce que le fromage soit fondu. Pour la salsa commerciale, je suggère de la transvider dans un contenant en plastique de la bonne grandeur pour la quantité que vous voulez amener. Vous pouvez rajouter de la coriandre fraîche! Vous pouvez râpez votre fromage à l’avance et le transporter dans un ziplock (contrairement à ce qu’on pense, le fromage se conserve relativement bien, je dirais 3 à 5 jours à l’air ambiant). Plusieurs variantes de la recette sont possibles : ajoutez des frioles (purée de fèves frite), des avocats ou du poulet cuit, mais sans oublier que l’idée est de faire simple. C’est une bonne recette pour les journées plus fraîches, quand on ne mange pas au sommet dans le vent (peut-être à éviter dans ces cas là). Vous verrez, on ne se tanne pas de ce repas et on peut le faire plus d’une fois dans l’expé. Bon appétit!
À venir dans le prochain article : le trip de canot-camping sur la rivière Coulonge!
Chloé D.
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