Portrait d’un passionné : Stéphane De Broucker

Dès son enfance, et jusqu’à l’âge de 18 ans, la famille de Stéphane parcourt la planète en séjournant dans différents pays, subséquemment aux migrations de travail de son père. Un foyer conservé en terre française, durant cette période, permet aux siens de garder un port d’attache en terre d’origine, dans la région de la Haute-Savoie. Ses parents, amoureux de la montagne, en profitent pour profiter de leur passion commune à travers les différentes activités alpines. (Randonnée, camping sauvage ou en refuge, alpinisme, escalade, escalade sur cascade de glace, parapente, pêche dans les torrents…) Stéphane a donc pratiqué de nombreux sports de plein air en montagne par le biais de la culture familiale. Il dit avoir toujours eu une certaine attirance vers la mer, ce nouvel élément mystérieux, qu’il a pu explorer une fois sortie de son terrain connu. « J’avais dans le début vingtaine, me confie-t-il, lorsque j’ai lu un article de kayak de mer sur la traversée de la méditerranée en une cinquantaine de jours et je voulais faire ça! J’aimais ça avant même d’avoir embarqué dedans! » Son instinct le poussa à débuter des études d’écotourisme en France, dans l’objectif éventuel d’en faire son métier. Son premier stage de kayak eut lieu ici même, au Québec, à Tadoussac. Il a ensuite débuté son BAC en plein air à Chicoutimi. Lors d’une sortie en kayak dans le Fjord, Stéphane s’est retrouvé dans une situation d’urgence et il a dû faire appel à la garde côtière. C’est ici que tout a commencé…

Stephane De Broucker 01 Portrait d’un passionné : Stéphane De Broucker

Employé à la garde côtière canadienne du poste de sauvetage de Québec, Stéphane est matelot de pont et secouriste. Il doit s’occuper d’opérer les navires de sauvetage que la garde utilise lors de ses sorties sur l’eau. Ses tâches de routine quotidienne consistent à mettre les amarres, à faire l’entretien des équipements, à entretenir le navire, à faire l’inspection du matériel afin de s’assurer que tout soit en ordre lors d’un départ rapide. Il doit également porter assistance à des personnes blessées et faire des premiers soins si nécessaire, mais ses fonctions excluent tout ce qui est de nature mécanique. « Lorsque l’on est sur une mission, m’explique Stéphane, durant la période de transit, je fais de la vigie pour reporter au capitaine tout navire ou bateau de plaisance en vue. Le capitaine a beaucoup de choses à s’occuper, je suis donc une deuxième paire d’yeux pour lui. » À l’occasion, le capitaine peut parfois réquisitionner ses compétences à la barre de navigateur, lorsqu’il est lui-même occupé ailleurs.

Lorsque j’ai demandé à Stéphane quel serait le changement qu’il apporterait dans le milieu du plein air québécois s’il en avait le pouvoir, il m’a répondu sans hésiter qu’il augmenterait la qualité des formations de plein air au Québec. « Il ne faudrait pas que les formations restent figées dans leur cursus, qu’il y ait de la place à l’amélioration, à l’ouverture et à la flexibilité afin de s’adapter au besoin du plein air. Cela va de pair avec une analyse constante du milieu des besoins du plein air au Québec. Cette démarche nécessite donc des gens qui ont une bonne vision des besoins du terrain. »

Stephane De Broucker 03 Portrait d’un passionné : Stéphane De Broucker

Du plein air sur le pouce :

Je ne pars jamais sans…
Ma trousse de premiers soins.

Type Océan ou Montagnes?
Océan. Mais j’ai dû faire plus de montagnes dans ma vie que d’Océan… pour le moment…

Quel aspect de la nature te manque le plus quand tu es en ville?
Le silence.

Quel aspect de la ville te manque le plus quand tu es dans la nature?
La beauté des lumières, la ville by night…

Ton dernier coup de cœur de voyage?
Sur la Basse-Côte-Nord en kayak de mer.

À quoi penses-tu en premier lorsque tu te lèves le matin?
Aller au bol de toilettes.

Quel est ton repas en plein air préféré?
Fondue au fromage.

Quel était un de tes rêves d’enfant?
Être animateur nature à la télévision comme Nicolas Hulot de Ushuaïa Nature.

Si tu avais à choisir un autre métier, qu’aurais-tu aimé faire?
Pompier professionnel.

Quelle est ta principale motivation qui te donne l’énergie de faire ce que tu fais?
Pour donner à ta vie un sens, donne à tes rêves de l’importance.

Qui est la personne qui t’a poussé à aller plus loin dans la vie?
Mon père.

Le plus grand défi dont tu sois fier?
Avoir suivi mon cœur et mon instinct lorsque le moment s’y prêtait.