06 mai 2010Là où la route prend fin – 1ère partie: Introduction

Avez-vous déjà pris le temps de regarder la carte du Québec ? Vraiment la regarder ? Que sont tous ces petits villages situés loin dans le Nord et représentés par des petits points minuscules ? Qui vit là-bas? À quoi ça ressemble ? Et qu’est-ce qui ce trouve parmi les vastes bandes vides qui séparent tous ces petits points ?
Jusqu’où peut-on conduire ? À quoi ressemble le monde nordique qui existe là où la route prend fin ?

Justement, ça fait depuis longtemps que je me posais ces questions. Avec Google Earth comme guide, je restais fixé sur les coins Nord de la province. C’est devenu une obsession. Alors, en août dernier, quand je me suis retrouvé avec un peu de temps libre, j'ai décidé de prendre des vacances. Impulsivement, j’ai pris la décision de trouver l'extrémité nord du réseau routier du Québec.

Là où la route prend fin – 1ère partie: Introduction

Est-ce que vous vous être déjà posé la question de ce qu'il se trouvait dans l'espace vide ?

Je me suis dit que je prendrai tout simplement l'autoroute 15 Nord jusqu'à sa fin. Une fois l’idée en tête, il m’a fallu moins de deux heures pour me préparer. J'ai chargé ma tente, des vêtements chauds, un bidon plein d'essence, de la nourriture, un réchaud, un GPS, et bien sûr, mon canot. Quel que serait mon trajet, j’espérais me trouver du bon camping sauvage. J'ai loué un téléphone satellite de Roadpost (www.roadpost.ca), avec livraison express. J’ai aussi emmené le numéro de téléphone de Nordair, que je croyais pilotait toujours des avions de brousse dans le Nord. Attendre le téléphone me semblait long, mais c'est un outil qui peut très bien te sauver la vie. D'ailleurs, j'en aurais besoin si jamais je devais me faire ramener à ma voiture. Je ne savais pas si je trouverai une rivière à pagayer.

Compte tenu de l’absence de toute planification, je m’attendais pratiquement à ce que le voyage soit un échec total. Logiquement, j’avais envisagé une longue conduite monotone. Je pensais finir par me perdre sur des routes de plus en plus obscures et revenir de mon voyage indifférent.

J’avais tort. Ce fut un voyage épique et peu coûteux que je recommande à tous ceux qui aiment l'aventure.

Jean-Yves Domenjoz


This article is available in English here