Bon, j’avoue que nous n’avons pas seulement mangé façon camping. Il y a certainement plusieurs restaurants très alléchants qui offrent des mets bien spécifiques à cette merveilleuse région qu’est la Gaspésie. Bien que la plupart des restaurants suggèrent le même genre de plats. Normal quand on est sur le bord de l’eau…
Un en particulier s’est démarqué et me fait encore saliver. C’était à Percé à la Maison du pécheur. En plus d’être une bâtisse historique directement sur les quais, l’ambiance y est très animée, agréable et surtout chaleureuse.
Notre repas a commencé avec une entrée de langue de morue pochée dans une délicieuse sauce crémeuse aux oursins. Oui, oui, ça se mange des langues de morues ! À la grosseur qu’ont les poissons, il ne faut pas négliger ces parties méconnues. Je prenais une chance en essayant cette entrée. Vive l’aventure et la découverte. C’est fait pour ça les voyages…
Pour en revenir à ce plat, j’ai été très surprise par la douceur et la tendresse de cette partie du poisson. Et la sauce crémeuse, rosée par la couleur de l’oursin et légèrement acidulée grâce au vin blanc incorporé à celle-ci, se laissait bien essuyer avec un crouton de pain.
Le plat de résistance, l’assiette du pécheur. Et oui, allons-y le tout pour le tout. Ce n’est pas très compliqué, il devait y avoir tous les fruits de mer, crustacés et poisson du menu dans la même assiette. Une chance que Philippe était là pour m’aider…
Crevette, moule, palourde, sole, morue, saumon ainsi qu’une belle pince de homard cachaient bien la petite boule de riz pilaf au milieu de cet océan de plaisir. Le seul bémol est que vu la quantité de truc à manger, le poisson était déjà froid avant même que je m’y attaque. Mais bon, j’ai pu gouter à plein de chose et calmer mon palais. Pour ce qui est de l’entrée de Philippe, il a opté pour une magnifique et juste chaudrée de palourde, une coquille St-Jacques (à mon avis un peu trop ‘garnie’ de purée de pomme de terre) et pour le repas principal, le fameux homard. Un petit 2 livres pour Monsieur Monmari…
Et oui, il a tout mangé en plus de m’aider pour mon assiette du pécheur. Il faut dire que notre superbe journée à l’Île Bonaventure nous avait ouvert l’appétit.
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